Depuis plusieurs années le réseau Ressource œuvre à améliorer la cohérence des dispositifs sanitaires et médicosociaux de prise en charge des addictions sur le territoire. Toutefois même si des progrès ont été réalisés, si des adaptations dans les filières de soins ont vu le jour les constats que nous faisions dans le précédent dossier restent de mise.

 

Dans notre département, les collaborations interprofessionnelles demeurent trop  ponctuelles de l’avis des professionnels de santé y compris ceux qui utilisent le réseau, la connaissance partagée des différents dispositifs de soins (médecine générale, secteur spécialisé, hôpital,...) est insuffisante. Les trajectoires des patients au sein du système de santé apparaissent toujours comme insuffisamment fluides et cohérente notamment quand il s’agit de situations cliniques complexes. Les protocoles d’organisation entres structures ne sont pas assez développés.

 

En ce qui concerne les addictions, le recours aux urgences devrait pouvoir être assez limité comme porte d’entrée dans le système de soins, privilégiant des approches en amont.

La coordination entre la médecine de ville et le secteur spécialisé doit être renforcée,

les médecins de ville sont relativement isolés dans leur prise en charge, et à part quelques médecins expérimentés dans ce domaine, les praticiens sont demandeurs de conseils, de ressources, de formation dans la prise en charge des addictions. En cas de difficulté, ils attendent d’être relayés par une intervention des institutions spécialisées et/ou hospitalière et dans cette optique la coordination du réseau doit pouvoir jouer pleinement sont rôle.

 

Malgré une approche très ouverte et prospective du réseau, certaines populations demeurent insuffisamment repéré par le système sanitaire institutionnel : les jeunes, les consommateurs abuseurs, les personnes très marginalisées, les personnes sortant de prison, les femmes enceintes ayant des conduites addictives. Le réseau doit pouvoir favoriser un repérage plus précoce de ces populations en structure de soins primaire de premier recours.

 

Le réseau travaille depuis plusieurs années à rendre les lieux de soins en addictologie plus repérables par les professionnels de santé toutefois cette connaissance doit être encore perfectible.

 

En vue d’améliorer l’offre de soins en tabaccologie, le réseau à organisé de multiples formations sur la prise en charge des dépendants au tabac. Au regard de l’importance du nombre de fumeurs dépendants dans le sud des Hauts de Seine, estimé à environ 70 000 - 90 000, et que seulement 10% d’entre eux pourront être pris en charge dans les consultations existantes, Il apparaît comme un enjeu conséquent la nécessité d’une sensibilisation et d’une formation des médecins généralistes à la question du tabac.

 

La prise en charge des personnes en difficulté avec l’alcool se fait trop tardivement, à un niveau de dépendance élevée rendant nécessaire un sevrage en hospitalisation. Ce recours à l’hospitalisation pourrait être évité par un repérage plus précoce et la mise en place de protocole spécifique

 

Au regard des besoins réels dans le champ des addictions (alcool, tabac, cannabis, autres drogues illicites, polytoxicomanies) et de la nécessité d'une coordination dans la prise en charge globale des patients ayant des conduites addictives, la poursuite du travail du réseau  ainsi que son renforcement est apparu nécessaire pour les fondateurs du projet.

 

Le sud des Hauts de Seine bénéficie d'un tissu sanitaire et médico-social dense, dont la plupart des représentants collaborent au réseau RESSOURCE : associations de FMC regroupées en fédération (UNAFORMEC), SAMI, hôpital de Clamart (Béclère), Centre CHIMENE, CSST et CCAA, Clinique Liberté, Consultations hospitalières d’addictologie. Ces structures alimentent le réseau et font état de son caractère utile et indispensable